Veufs ou veuves aujourd'hui, comment faire face?

Lorsque disparait notre conjoint, une foule de problèmes accapare notre esprit dans les premiers jours: comment lui dire adieu, comment organiser ses obsèques, comment confronter notre souffrance à celle de  ceux qui l'aimaient. Il faut de toute façon régler les problèmes matériels "sociétaux".  Les services des mairies nous indiquent les démarches à faire : notaire, banque, sécurité sociale… 

Après ce temps, nous réalisons tout ce que nous avons perdu : plus personne pour partager notre vécu quotidien, plus de tendresse à échanger, la solitude enfin dans laquelle nous risquons de nous enfermer, pour vivre de nos souvenirs et de cette manière, retrouver un passé qui nous fait du bien, revivre dans un cocon qui nous protège et dont nous pensons – sans y croire - qu'il sera plus facile à vivre que le monde dans lequel nous devons continuer la route.

La fatigue, le manque de goût pour tout : les sorties, les repas, le sport, les voyages…etc.,  ce sont les signes de la solitude dans laquelle nous sommes intérieurement. C'est un temps de déni, où nous ne voulons pas croire en la réalité de notre deuil, un temps de révolte devant ce que nous ressentons comme une injustice : pourquoi moi, pourquoi lui ou elle. Il est nécessaire de savoir que toutes ces étapes sont normales et peuvent se prolonger sans qu'il soit possible de fixer des normes. Chaque union est particulière et unique, il est donc juste que nous vivions sa rupture de façon personnelle et parfois même incommunicable. Les jours, les mois se succéderont et peu à peu nous prendrons conscience qu'il faut que nous nous  ouvrions aux autres, à ceux que la crainte de nous blesser, de ne pas savoir nous aider, éloignaient de notre compagnie, et ainsi nous pourrons retrouver des amitiés, des complicités.

Mais, pour traverser toutes ces difficultés, il faudra probablement accepter l'aide que nous propose le monde extérieur : certains la chercherons  dans les amitiés retrouvées, auprès de leur famille, dans tous lieux où ils pourront exprimer leur souffrance en étant sûrs d'être compris, enfin  le sourire de nos enfants – si nous avons le bonheur d'en avoir eu – nous rappellera  celui ou celle qui n'est plus là mais avec qui nous retisserons des liens particuliers : " l'absent – présent"  (voire omniprésent) qui s'intégrera dans notre quotidien non plus comme une souffrance mais comme la continuation d'un vécu commun pour construire l'avenir.

Des livres peuvent nous éclairer sur les troubles que nous ressentons, un psychologue peut nous aider à les comprendre et à en guérir, de même que des lieux d'écoute, où l'on retrouve des personnes vivant la même épreuve du veuvage,  auprès de qui on peut pleurer, parler, et nouer des amitiés qui se créent, lorsque l'on vit ensemble les mêmes inquiétudes et que l'on veut s'aider mutuellement à les surmonter pour pouvoir reprendre un nouveau souffle de vie.

On peut aussi, pour certains, trouver un apaisement dans la foi et la prière, puisque notre espérance repose sur la promesse du Christ de la vie éternelle et de la communion des saints. Ecoutons cette parole d'Espérance : "La paix soit avec vous" qui clôt notre prière dominicale, et qui accompagne notre vie de chrétiens.

 

Bibliographie:

D'autres titres pourront vous être proposés sur le site www.esperanceetvie.com

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