Quelle autonomie donner à une personne adulte handicapée ?

Il y a deux écueils principaux : vouloir surprotéger la personne handicapée ou au contraire développer une autonomie qui rime avec solitude, isolement. 

 Le premier réflexe, quand on côtoie une personne handicapée, est de vouloir faire à sa place mais ce n’est pas forcément ce qui sera bon pour cette personne. Il est très important d’attendre que la personne handicapée demande de l’aide. « Etre autonome, c’est savoir demander de l’aide. » dit bien Gilles Le Cardinal dans Vivre la paternité, Desclée de Bouwer, 2005.  A l’inverse, on peut vouloir rendre la personne handicapée indépendante à tout prix.On aspire tous à l’autonomie. Mais à force de prêcher l’autonomie, on crée beaucoup de solitude ; l’autonomie, ok, l’indépendance, non. Il est important de ne pas pousser la personne handicapée dans l’isolement. Ce n’est pas une victoire d’être autonome dans son appartement le soir à préparer son dîner, si on se sent désespérément de seul.Développer l’autonomie, c’est sans doute apprendre à la personne handicapée à demander de l’aide quand c’est nécessaire.

Il est important d’aider la personne à accepter sa situation de handicap. Il faudrait arriver à ne pas vivre « contre » son handicap, mais « avec » son handicap, c’est-à-dire à consentir à soi, s’accepter tel que l’on est. Cela ne se fait pas immédiatement, il y a différentes étapes pour arriver à cela ; ces étapes ont été décrites par Elisabeth Kübler-Ross, psychiatre et psychologue américaine à propos du processus de deuil. Ces étapes s’appliquent aussi au deuil de la vie telle qu’on l’aurait rêvée:

 

  • - déni
  • - colère
  • - marchandage
  • - tristesse, dépression
  • - acceptation

Plus concrètement, il existe des organismes au niveau régional ou municipal qui sont chargés de favoriser, par des mesures concrètes, l’autonomie des personnes handicapées, d’un point de vue matériel entre autres. N’hésitez pas à vous renseigner.

Pour aller plus loin,

"les 5 étapes du deuil" par Elisabeth Kübler-Ross

 

  • -1) Choc, déni : cette courte phase du deuil survient lorsqu'on apprend la perte. C'est une période plus ou moins intense où les émotions semblent pratiquement absentes. C'est en quittant ce court stade du deuil que la réalité de la perte s'installe.

  • -2) Colère : phase caractérisée par un sentiment de colère face à la perte. La culpabilité peut s'installer dans certains cas. Période de questionnements.

  • -3) Marchandage : phase faite de négociations, chantages…

  • -4) Dépression : phase plus ou moins longue du processus de deuil qui est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Les endeuillés dans cette phase ont parfois l'impression qu'ils ne termineront jamais leur deuil car ils ont vécu une grande gamme d'émotions et la tristesse est grande.

  • -5) Acceptation : Dernière étape du deuil où l'endeuillé reprend du mieux. La réalité de la perte est beaucoup plus comprise et acceptée. L'endeuillé peut encore vivre de la tristesse, mais il a retrouvé son plein fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte.

 

 

vivre avec un handicapé

Questions liées
 
>>> Thématiques de la question : Blessures de la vie, Handicap

RENCONTRONS-NOUS

Des associations à votre écoute

Références livres/DVD
  • CD La Personne humaine

    La personne humaine: 2 CD du cours enregistré Aline Lizotte éditions Parole et Silence prix 50€ Commander
  • LIVRE: Devine qui vient diner ce soir

    Devine qui vient diner ce soir ? Editions Presse de la renaissance19,50 euros > Commander > Commander
  • Guide de l’entrepreneur social innovant

    Guide de l’entrepreneur social innovant Descriptif CONCEPT DU VIVRE ENSEMBLE : INTERGENNERATIONNEL et mixite sociale dans des lieux uniques avec residents et touristes (Auteur Michel Barth )