Quand l’issue parait sans espoir, quelle attitude avoir ?

Peut-être est-il sage de ne pas vouloir réagir à tout prix : quand on apprend qu’il semble ne plus y avoir d’espoir, le malade comme son entourage va d’abord devoir encaisser le coup, passer l’étape de sidération et apprivoiser la vie avec la maladie.

Ne pas changer son regard

Il est bon de se redire aussi que tant qu’on n’est pas mort, on reste une personne à part entière. Il est important que l’entourage du malade ne change pas son regard sur la personne malade, ni sa façon de parler et de s’exprimer (sinon pour l’améliorer, si nécessaire ...). Il serait dommage d’exclure la personne malade d’événements ou de lui cacher des nouvelles sous prétexte de la protéger. Il vaut mieux ne pas changer d’attitude envers elle. La sur-protéger, par exemple, n’est pas un service à lui rendre, car la personne malade a besoin aussi de se retrouver seule pour prendre le temps de rentrer en elle-même et choisir de vivre ce qui est essentiel pour elle. Attention donc à ne pas envahir la vie du malade.

Etre vraiment à l’écoute

En revanche, développer une attitude de présence et d’écoute va permettre à la personne malade de parler, dire ses angoisses et ses craintes.

Quand on est vraiment à l’écoute, on se rend compte que le malade a souvent une claire vision de sa situation. Si on a créé les conditions d’une écoute en douceur et en vérité, où l’on ne tentera pas de rassurer le malade de manière simpliste, le malade va pouvoir dire sa mort prochaine, l’évoquer, et s’apaiser.

Face aux questions de la personne malade, adopter une juste position, c’est-à-dire ne pas mentir, ne pas cacher des informations, mais ne pas en dire trop non plus, ne pas en dire plus que ce que la personne ne demande.

Se défier des pronostics

Attention également aux pronostics : sur 3 personnes atteintes d’un même cancer et à qui on applique le même protocole, il y aura 3 longévités différentes ; il faut absolument se défier des pronostics car ils sonnent souvent comme un arrêt de mort ; or la médecine n’est pas une science exacte, et ce qui compte, c’est de vivre chaque instant.

Se faire accompagner

Par ailleurs, les personnes de l’entourage peuvent ressentir elles-mêmes le besoin de parler de ce qu’elles vivent ; il est tout à fait normal et possible de se faire accompagner dans ces moments-là, soit par des proches solides, soit par des professionnels ou associations.

 

 

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