Quand le célibat est source de souffrance et d'inquiétude, l'Eglise peut-elle nous aider?

Le célibat non choisi est déjà douloureux à vivre en lui-même, mais il se double d’une autre difficulté, celle d’une absence de reconnaissance, voire d’une dévalorisation, par la société. Et si l’on est chrétien, on peut avoir du mal à trouver sa place au sein de l’Eglise en raison de l’importance soulignée de pouvoir "répondre à sa vocation". Ce risque est d’autant plus présent que le mariage semble être pour les laïcs croyants la "voie royale" pour être reconnu au sein de l’Eglise. Le célibat y a pourtant toute sa place, y compris quand il n’est pas "consacré".

 

De nombreux lieux d’accueil

Dans chacun de ses diocèses, l’Eglise propose, à travers la pastorale familiale, des groupes pouvant accueillir différents types de célibataires : des jeunes en quête de discernement ou en recherche de l’ "âme-soeur", des quarantenaires (ou plus) "établis" dans le célibat ou encore des personnes ayant vécu des ruptures douloureuses comme le veuvage ou un divorce, ou enfin des parents isolés… Le principe de ces groupes est l’accueil sans jugement et l’entraide, avec des temps de rencontre libres et parfois des enseignements et des temps liturgiques.

 

Bon nombre de mouvements ou communautés ecclésiales proposent des groupes accueillant les célibataires : l’Emmanuel, les Béatitudes, le Chemin Neuf, Amour et Vérité… Certaines associations chrétiennes comme le CLER Amour et Famille proposent des sessions de quelques jours pour chercher comment donner un sens à son célibat. On peut également trouver des retraites sur ce thème dans les foyers de charité. Il existe aussi des pèlerinages ou des "marches" de célibataires. 

Enfin, on peut aussi demander à une personne laïque formée à l’accompagnement ou à un prêtre d’avoir des entretiens individuels réguliers afin de pouvoir exprimer toute son inquiétude ou sa souffrance, poser des questions et cheminer vers plus de sérénité. 

 

 Sortir de l’isolement

Si l’on souffre trop de solitude, si l’on ne côtoie au quotidien que des personnes en couple ou bien si autour de soi, personne ne semble sensible à l’isolement dans lequel on se trouve, il ne faut pas rester seul mais aller se renseigner sur ce qui existe comme possibilité d’accueil près de chez soi. Si l’on n'a aucune idée où aller, on peut se rendre à sa paroisse où l’on trouvera certainement une personne pour nous accueillir et nous renseigner. Si l’on est familier de la navigation sur le Web, on peut consulter le site de son diocèse et de différents mouvements qui nous attirent ou encore consulter et - pourquoi pas - participer à des forums chrétiens sur ce sujet où l’on peut poser des questions, confier ses difficultés, ou encore échanger ses points de vue dans des discussions. 

 

 Aller vers les autres

Une fois que l’on aura trouvé un lieu où l’on se sent bien, peut-être qu’on aura alors davantage envie d’aller vers les autres. Le fait de s’être senti marginalisé aura pu développer une sensibilité à d’autres situations vécues douloureusement par d’autres personnes. On pourra alors à son tour devenir accueil et aide pour les autres et ainsi donner du sens à ce temps de célibat.

 

 

 

la solitude me pèse, souffrance, solitude

Questions liées

RENCONTRONS-NOUS

Des associations à votre écoute

Références livres/DVD
  • CD La Personne humaine

    La personne humaine: 2 CD du cours enregistré Aline Lizotte éditions Parole et Silence prix 50€ Commander
  • LIVRE: Devine qui vient diner ce soir

    Devine qui vient diner ce soir ? Editions Presse de la renaissance19,50 euros > Commander > Commander
  • Guide de l’entrepreneur social innovant

    Guide de l’entrepreneur social innovant Descriptif CONCEPT DU VIVRE ENSEMBLE : INTERGENNERATIONNEL et mixite sociale dans des lieux uniques avec residents et touristes (Auteur Michel Barth )