Parler de la contraception dans le couple

Une décision à prendre à deux

Il paraît indispensable de choisir ensemble ce qu’on va faire de sa fécondité et de la méthode qu’on choisit pour appliquer cette maîtrise. Il est bon d’en parler avant le mariage et au cours du mariage : la question de la maîtrise de la fécondité est un enjeu fondamental pour le couple et il serait dommage de ne pas l’envisager bien en amont. Le rapport que l’on a avec la fécondité n’est pas anodin et renvoie souvent à des questions très profondes sur la vision que l’on a de la vie. Cette question revient à décider si on est ouvert à la vie ou pas et ce que cela veut dire pour chacun des membres du couple d’avoir une paternité/ maternité responsable. 

 

Un enjeu fondamental

C’est pourquoi la question de la maîtrise de la fécondité est abordée lors de la préparation au mariage proposée dans les paroisses. Sans entrer dans l’intimité des couples, les accompagnateurs de ces sessions pourront rappeler que c’est une question à aborder en vérité avant de se marier. C’est ensuite aux couples d’en parler et de trouver un terrain d’entente. Les hommes et les femmes peuvent avoir un point de vue différent sur la question et le dialogue est nécessaire pour comprendre les attentes de l’un et de l’autre.

 

Des divergences homme-femme

Par exemple, les hommes trouvent en général que la pilule est une contraception très pratique… Certes, car elle est du ressort de la femme uniquement ! C’est à la femme de veiller à prendre la pilule tous les jours à la même heure, et c’est elle qui porte seule la responsabilité de l’efficacité de cette méthode.

L’avantage des méthodes naturelles de régulation des naissances est que les deux conjoints participent. Grâce aux méthodes naturelles d’observation des cycles de la femme, chacun va mieux connaître l’autre, apprendre le respect mutuel et la maîtrise commune. Il faut que la femme soit respectueuse de l’homme et inversement, il ne s’agit pas d’exciter son conjoint par son comportement ou son langage au moment où l’on ne veut pas être fécond !

La question de la fécondité est un enjeu majeur du couple, c’est donc mieux si les deux membres du couple la gèrent ensemble !

 

 

Je me sens seule à porter ce souci de la contraception.

Je comprends cette inquiétude et ce sentiment de solitude que vous évoqué, pour l'avoir moi-même ressenti après la naissance de mon premier enfant. Avec mon conjoint, nous souhaitions avoir plusieurs enfants et nous envisagions qu'ils soient plutôt rapprochés. La contraception ne semblait donc pas un enjeu très important à ce moment-là.

 

Mais avec le temps, je me suis rendue compte que cela avait néanmoins été lourd à porter pour moi. Dans mon corps et au fond de moi j'avais peur que cela revienne trop vite. Je m'étais beaucoup donnée physiquement et affectivement, au travers de la grossesse, de l'accouchement, puis des premiers mois du bébé. J'avais besoin de temps pour me remettre de tout cela, pour me retrouver moi-même dans ce nouveau contexte.

 

Je n'avais pas réfléchi à cette question de contraception avant la naissance. Nous n'en avions jamais parlé avec mon conjoint.

 

Juste après l'accouchement le médecin m'a demandé ce que je voulais pour ne pas retomber enceinte dans la foulée. J'ai été prise de court. J'ai décidé dans la précipitation. Je n'en ai pas reparlé avec mon conjoint. J'ai assumé seule.

Plus tard lorsque j'étais enceinte de notre deuxième enfant j'ai osé aborder le sujet avec lui. Je lui ai confié que je m'étais sentie seule face à ce souci de ne pas retomber enceinte trop vite. Il m'a écoutée avec intérêt. Il n'avait pas imaginé mon inquiétude. Il était surpris que je n'aie pas osé en parler.

 

Pour la première fois, nous avons vraiment pris le temps d'échanger sur ce thème de la régulation des naissances et sur les moyens de contraception : ce que nous voulions, ce que nous connaissions, ce que nous étions prêts à mettre en œuvre ou non, juste après la naissance et plus tard...

Cet échange a été très riche pour notre relation. Après cela nous nous sentions plus proches. Moi je me sentais rassurée de ne plus être seule à y penser. Mon conjoint était heureux de partager ce souci avec moi. Nous nous sommes promis d'en reparler dès que l'un ou l'autre en ressentirait le besoin.

 

Cette expérience m'a fait prendre conscience que, bien trop souvent, j'assume seule certaines choses sans même m'en rendre compte. Lorsque cela finit par me peser, mon conjoint ne peut pas le deviner puisque cela a toujours été comme ça et que je n'ai rien exprimé. Maintenant je suis plus vigilante et j'ose en parler avec lui quand cela se produit. Parfois il n'est pas prêt à m'entendre car cela le bouscule, mais à force de dialogue notre relation grandit.

 

J'espère que mon témoignage vous encouragera à ne pas attendre et à oser en parler avec votre conjoint dès maintenant. Il pourrait se sentir bousculé si vous exprimez des attentes vis à vis de lui, mais si vous lui confiez votre i

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