L'engagement à vie me fait peur, et il y a tant d'échecs!

Autant ne pas se voiler la face : force est de constater qu'un grand nombre de couples se séparent. Environ un sur deux en Ile de France et un sur trois en province. Et souvent au bout de 5 à 6 ans de mariage, ce qui semble une période critique pour les couples. Plutôt que d'en avoir peur, il y a donc peut-être des enseignements à tirer de ces impasses. Et au lieu de se focaliser sur les couples qui se séparent, on peut aussi se laisser encourager par le fait que près de la moitié des couples sont fidèles à leur engagement. Ils ont aussi des choses à nous apprendre.

 

Une peur qui peut être bon signe

Avoir peur de s'engager pour la vie, c'est naturel car l'enjeu est de taille ! De plus, il n'implique pas que soi mais aussi le conjoint et des enfants éventuels. Avoir des craintes montre donc qu'on ne prend pas cet engagement à la légère et c'est plutôt bon signe. Mais prendre la décision de s'engager consiste justement à dépasser cette peur légitime. Il ne s'agit pas pour autant de sauter dans le vide en aveugle, comptant juste sur sa bonne étoile. Bien au contraire ! Car pour tout choix important à faire, nous avons la responsabilité de prendre les moyens nécessaires à un bon discernement. 

 

Eclairer son choix

Cet éclairage peut être biaisé par la force des sentiments qui peuvent amener à écarter tout élément rationnel. Ce flou inconscient dans lequel on risque alors de s'engager alimente pour une bonne part la peur de se tromper. Voilà donc un premier moyen de se rassurer : avant de s'engager à se marier, s'assurer que c'est la bonne personne... Cela évitera aussi de se retrouver dans une situation où l'autre qu'on croyait connaître se révèle finalement avoir une façon de vivre et des valeurs difficilement compatibles avec les siennes... 

 

Changer de regard sur l'engagement

Avant de s'engager dans le mariage, certains ont tendance à ne voir qu'un aspect enfermant et contraignant dans leur engagement et ils craignent de sceller définitivement la perte de leur liberté. C'est l'histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide : ceux-là voient dans l'engagement un "Non" alors qu'ils sont invités à dire "le grand OUI" de leur vie... C'est oublier que le mariage est d'abord tourné vers l'avenir, l'engagement de chacun des époux exprimant une espérance de bonheur durable avec l'autre. Ce serait aussi oublier, si l'on est chrétien, que le sacrement du mariage est un don, une force donnée au couple tout au long de la vie conjugale. 

 

Par ailleurs, on se focalise souvent sur le "moment M" du Mariage, comme si tout se jouait uniquement lors du "OUI" que les époux se donnent à l'Eglise ou devant le maire. Mais c'est oublier qu'en réalité, le mariage se construit jour après jour : ce grand OUI qu'on dit ce jour là n'est pas le tout de l'engagement, bien au contraire. C'est tout au long de la vie de couple qu'on redit ce "oui" en vivant la réalité quotidienne du mariage. D'ailleurs, la formule de l'échange des consentements à l'Eglise le montre bien : "Je te reçois comme époux(se) et je me donne à toi POUR t'aimer fidèlement tout au long de notre vie." L'engagement va soutenir chacun des époux et les aider à s'aimer, y compris, et peut-être surtout, quand c'est devenu plus difficile. 

 

L'échec n'est pas une fatalité

La vie de couple peut certes se révéler ardue, mais c'est finalement utile d'en avoir conscience car on peut prendre des "mesures de prévention" en se préparant sérieusement à la vie de couple avant le mariage. La plupart des mouvements et communautés ecclésiales proposent des préparations plus "poussées" que celles proposées communément dans les paroisses. Une fois marié, on peut participer à des sessions destinées aux couples pour les aider à vivre leur engagement en les formant à des thèmes comme la communication en couple ou la gestion des conflits. Et en cas de grosse difficulté, il est possible de se faire accompagner par un conseiller conjugal. Il y a des échecs, c'est vrai, mais un couple qui a la volonté de durer n'est jamais complètement démuni face aux difficultés.

 

Votre question est bien sûr légitime

Il est difficile d’envisager d’être fidèle toute une vie, particulièrement dans une société qui encourage le zapping et la multiplication des expériences.

Votre peur est légitime et toute personne au moment où elle engage sa vie a souvent l’impression de faire un pas dans le vide. 

Cette peur peut être accentuée par l’échec de vos parents ou d’amis proches et vous pouvez craindre de renouveler les erreurs de vos proches. 

 Toute expérience vitale et constructive est source de renoncement à soi et donc d’une sensation de perte de sécurité. Ne vous laissez pas impressionner : l’engagement et la fidélité rendent libre.

 Un véritable épanouissement personnel ne peut se construire que dans une relation unique et exclusive avec un être que l’on a choisit d’aimer. On reste sans cela devant l’infinité des possibles et l’on perd son énergie parce qu’elle n’est pas canalisée.

 

 

 

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