Face à l’alcoolisme, comment ne pas céder à la panique ou au découragement ?

Ce qui est très difficile à vivre pour l’entourage, c’est que la plupart du temps, le malade en phase d’alcoolisation s’en moque ; ce qui lui importe c’est sa dose, un point c’est tout et le monde peut crouler autour de lui. L’entourage peut alors être pris de panique et céder au découragement.

Pour le malade lui-même

Parfois, le malade alcoolique se rend compte de son état mais c’est comme s'il avait une double personnalité : d’un côté, il se rend compte que son comportement est destructeur, mais d’un autre côté, il a un besoin physique impératif de se procurer sa dose d’alcool. Il peut du coup être paniqué car il se voit incapable de s’en sortir.

Ne pas rester seul

Pour ne pas céder à la panique et au découragement, il est capital de ne pas rester seul ! Il existe des groupes  anonymes ou d’autres groupes de parole d’anciens buveurs. Il y a aussi des associations qui s’occupent des malades alcooliques et de leurs familles. Le phénomène de co-dépendance

On compte en France aujourd’hui 3 millions de personnes alcoolo-dépendantes et on dit généralement que chaque malade rend malade ou fait souffrir 3 personnes autour de lui. Cela veut dire qu’il y a 6 millions de co-dépendants. Etre co-dépendant, c’est être malade de la maladie de l’autre, se mettre à la place de l’autre et être rongé par l’angoisse, le désespoir. C’est aussi ceux qui s’occupent de tout ce que le malade ne peut plus faire et qui assument tout à la place de l’autre. Il en découle un surcroît d’activités, de responsabilités, de travail qui peuvent mener à la dépression, au burn-out.

Le droit à l’égoïsme !

Pour éviter ce phénomène, il est important de mettre des règles et de créer un lieu de non-conflit. En effet, les conjoints et enfants d’un malade alcoolique ont le droit de ne pas tout supporter du malade et d’être égoïstes. Il est vital que l’entourage ne passe pas son temps à s’occuper du malade et que la vie de famille ne s’organise pas uniquement en fonction de lui. Par exemple, si le malade devient dangereux, il ne faut pas hésiter à le mettre dehors. Il est capital de ne pas se laisser entraîner dans la violence et la spirale de l’échec. L’entourage n’est pas obligé de tout supporter.

Le malade aussi doit s’occuper de lui-même et doit vouloir s’en sortir. Pour cela, il est nécessaire de se faire aider médicalement et également d’être soutenu par le témoignage de personnes en rémission. D’autres trouveront aussi un soutien précieux dans la prière et dans la compassion. Certaines personnes sont en effet abstinents non pas parce qu’ils ont un problème avec l’alcool mais par compassion pour les malades alcooliques.

NB : Aujourd’hui les femmes boivent autant que les hommes ; dans les années 50, les alcooliques étaient des hommes à 80%, aujourd’hui, c’est 50-50.

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