Comment répondre aux arguments des jeunes face aux addictions ?

3 conseils :
Premier conseil : Ne pas essayer de discuter avec un sujet jeune qui est sous l’influence d’une drogue.
 Il est nécessaire d’attendre qu’il ait retrouvé toutes ses facultés et sa raison afin de pouvoir avoir avec lui une discussion féconde.

Deuxième conseil : Il n’y a pas de mauvaise question.
Il est bon de se persuader que toutes les questions sont des bonnes questions . Il faut se garder de donner l’impression que la question d’un jeune sur la drogue n’a pas d’intérêt. Par exemple, ne jamais dire « ce ne sont que des conneries ce que tu racontes ou ce que tu as entendu ». Même si nous sommes surpris ou choqués par ce que nous disent les jeunes, il est important d’entendre ce qui les habite. Les jeunes aiment bien nous agresser, donc il ne faut pas se laisser impressionner. Il faut veiller à ne pas répondre sous le coup de l’émotion et à prendre du recul. C’est aussi une manière pour les adultes de se situer face aux jeunes qui est très structurante pour eux. Derrière leur provocation se cachent souvent d’autres vraies questions.

Une question peut en cacher une autre
Une question sur la drogue peut donc être une occasion pour rentrer dans le dialogue et aller vers d’autres sujets. Par exemple, quand on fait de la prévention sur les questions de la drogue en collège-lycée, on se rend compte que les jeunes se posent beaucoup d’autres questions et la discussion s’élargit bien souvent.
Montrer aux jeunes que l’on va essayer de comprendre ce qui se passe, pourquoi ils sont attirés par les drogues est un moyen de s’attaquer au problème de fond.

Troisième conseil : Rediriger vers des personnes compétentes.
Mieux vaut dire « je ne suis pas la bonne personne » et rediriger le jeune vers des personnes référentes ou expertes sur les questions de la drogue plutôt que de donner une réponse approximative qui ne convaincra personne. En effet, pour pouvoir donner une réponse pertinente, il faut s’être formé. Ainsi, lorsqu’un jeune nous assure que le cannabis n’est pas dangereux, il est important d’avoir de vrais arguments pour lui prouver le contraire. Les associations qui s’occupent au jour le jour de personnes ayant consommé du cannabis de façon régulière seront à plus à même de parler aux jeunes des lésions irréversibles que le cannabis peut entraîner sur le cerveau.

Cela ne veut pas dire que l’on se dessaisisse de la question et qu’on laisse faire par d’autres, mais cela permet de rassurer le jeune : il a été entendu et on va voir ensemble quelles sont les personnes à qui le confier. Il s’agit de faire confiance sans être complice et sans jamais cautionner.


dépendances, drogues

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